Un deuxième avis a-t-il un effet suspensif sur la réintégration et sur d’éventuelles mesures relatives au statut juridique ?

Un deuxième avis n’a pas d’effet suspensif. Sur le plan juridique, le salarié est lié par les accords conclus par l’employeur sur la base de l’avis rendu par le premier médecin du travail. Et ce, jusqu’à ce que le premier médecin du travail décide de suivre l’avis du deuxième avis et de communiquer lui-même à l’employeur un avis fondé sur celui-ci. En effet, le médecin du travail chargé du deuxième avis n’a pas le droit de communiquer directement avec l’employeur.
Le rapport peut toutefois être utilisé ultérieurement par l’employé à des fins juridiques dans le cadre d’éventuelles procédures, ou lors d’une demande d’indemnisation au titre de la WIA.

En tant que médecin du travail chargé de deuxièmes avis et fort d’une grande expérience, je constate malheureusement que lorsque la communication entre le médecin du travail principal et l’employé n’a pas bien fonctionné aux yeux de ce dernier, des problèmes surgissent souvent ailleurs. Il en résulte souvent des perturbations dans la communication entre l’employé et l’employeur. Cela ralentit le processus de rétablissement et le retour au travail. C’est ainsi que, sans le vouloir, j’ai fini par me spécialiser dans la clarification de ces situations courantes, afin que les employés et les employeurs puissent à nouveau aller de l’avant.

Ce document s’adresse donc aux salariés et aux employeurs afin de pouvoir faire appel rapidement à un médecin du travail indépendant en cas de difficultés. Plus la communication reste perturbée, plus la relation de travail s’en trouve affectée, plus la réintégration est entravée, ce qui retarde d’autant le retour au travail. Cela est indépendant de la pathologie initiale pour laquelle un salarié s’est mis en arrêt maladie. C’est pourquoi toute demande de deuxième avis ou d’expertise est traitée en urgence. Les problèmes médicaux et professionnels doivent être résolus rapidement. Sinon, cela ne fait que nuire au bien-être et au plaisir de travailler de chacun.

W.G.J. Berkhout, médecin du travail agréé, expert judiciaire – octobre 2025

Retour en haut